Arène

Quand la disparition d'un smartphone fait tout basuler...

Benjamin Grossman a beaucoup travaillé, s'est adapté et fait parti de ceux qui compte. Originaire d'un quartier populaire parisien, il a intégré l'équipe dirigeante de BeCurrent, une de ces fameuses plateformes américaines qui diffusent des séries à des millions d'abonnés, est marié, loue 3900€ par mois un appartement dans LE quartier qu'il a choisi.
Mais l'imprévu fait pourtant irruption un soir, banalement : son téléphone disparaît dans un bar-tabac de Belleville, au moment où un gamin en survêt le bouscule. Une poursuite s'engage jusqu'au bord du canal Saint-Martin, suivie d'une altercation inutile. Tout pourrait s'arrêter là, mais, le lendemain, une vidéo prise à la dérobée par une lycéenne fait le tour des réseaux sociaux. Sur le quai, les images du corps sans vie de l'adolescent, bousculé par une policière en intervention, sont l'élément déclencheur d'une spirale de violences.

Personne n'en sortira indemne, ni Benjamin Grossmann, en prise avec une incertitude grandissante, ni la jeune flic à la discipline exemplaire, ni la voleuse d'images solitaire, ni les jeunes des cités voisines, ni les flics, ni les mères de famille, ni les travailleurs au noir chinois, ni le prédicateur médiatique, ni même la candidate en campagne pour la mairie. Tous captifs de l'arène : Paris, quartiers Est.

Un roman choral d'une grande actualité, mené tambour battant qui confirme la qualité de la plume de Nejar Djavadi, découverte avec Désorientale en 2016. Sans jugement, elle nous présente les faits, l'engrenage, jusqu'à la fin explosive.

 

Luce

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